Dépistage du cancer du sein : alerte rouge

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Dépistage du cancer du sein : alerte rouge 

Chère lectrice, cher lecteur,

Le plus facile pour moi serait de ne pas vous parler de ce sujet, tellement je m'attends à un raz-de-marée de critiques, voire d'injures.

Mais si j'ai créé Santé Nature Innovation il y a quatre ans, c'est justement parce que j'avais l'impression que trop d'informations de première importance étaient cachées au public.

Et c'est malheureusement le cas en ce qui concerne le dépistage du cancer du sein.

Elles posent nue pour la bonne cause, mais…

Tous les ans, en octobre, des milliers de personnes se mobilisent pour inciter au dépistage du cancer du sein, dont 11 900 femmes meurent en France chaque année.

Association de malades, actrices, chanteuses s'investissent dans des campagnes publicitaires en n'hésitant plus à poser seins nus "pour la bonne cause", tandis que les plus pudiques enfilent leurs baskets roses pour une course symbolique dans la rue.

Leur mot d'ordre : toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à se faire dépister tous les deux ans.

Voilà comment une idée se greffe dans l'inconscient collectif : la mammographie « sauve des vies ».

Tout cela serait formidable si ce n'était pas…faux.

Vous allez voir que les données scientifiques disent rigoureusement le contraire.

La vérité sur la mammographie

Je sais bien qu'il s'agit d'une telle contradiction avec l'opinion dominante que vous êtes peut-être en train de vous dire : « Impossible ! Ça se saurait si le dépistage était dangereux…».

Pourtant, dans son édition de février, Alternatif Bien-Être vous révèle les résultats d'une étude publiée dans le prestigieux JAMA (Journal of American Medical Association)

Cette étude date de novembre 2015, elle a été conduite par l'équipe du Pr Richard Wilson et des chercheurs de la plus prestigieuse université du monde, celle de Harvard, et porte sur…16 millions de femmes examinées pendant plus de 10 ans. Autant dire qu'il s'agit là de conditions de recherche d'une qualité et d'un sérieux hors du commun.

Ses conclusions ? Là-encore, je dois vous dire que certaines personnes les ont qualifiées de « choquantes ».

Vous les trouverez bien sûr détaillées dans l'article d'Alternatif Bien-Être, mais on peut les résumer d'une phrase :

La mammographie ne fait pas baisser le risque de décès par cancer du sein !!!

Et il y a autre chose…encore plus grave.

Deux autres tests indispensables

Pour les chercheurs suédois [1] du centre indépendant Cochrane, le rapport bénéfices/risques du dépistage organisé est aujourd'hui « très défavorable ». Ce dernier entraîne de nombreux traitements médicaux inutiles :

« Sur 2000 femmes examinées durant 10 ans, 10 femmes en bonne santé deviendront, à cause de ce dépistage, des patientes cancéreuses et seront traitées inutilement ».

« Ces femmes perdront une partie ou la totalité de leur sein et elles recevront souvent une radiothérapie et parfois une chimiothérapie ».

« En outre, environ 200 femmes en bonne santé seront victimes d'une fausse alerte. Le stress psychologique de l'attente du résultat pour savoir si elles ont vraiment un cancer et celui de la suite des soins, peut être sévère ».

Malgré cela, une croyance beaucoup trop répandue empêche de nombreuses personnes de regarder la vérité en face.

Une question simple permet de savoir ce que vous savez réellement sur le dépistage du cancer du sein. Nous vous la posons sans détour. A vous de voir ensuite si vous oserez la poser à votre entourage…

Nous vous parlons aussi des deux tests absolument essentiels à faire, chez soi, avant d'envisager tout dépistage.

***

Dans ce deuxième numéro 2016 d'Alternatif Bien-Être, vous trouverez bien sûr de nombreuses solutions naturelles pour prévenir (et guérir) les maladies de saison alors que le froid de l'hiver met notre immunité à rude épreuve.

Et tout commence avec l'intestin, là où se construit la bonne santé, mais là aussi où elle s'abîme si on ne l'aide pas à se renforcer.

11 produits pour régénérer votre intestin

L'ensemble des micro-organismes coexistant dans le tube digestif (bactéries, levures, champignons, virus) forme une population en équilibre dynamique qu'on appelle le « microbiote ».

Celui-ci remplit des missions essentielles :

  • synthétiser certaines vitamines (K notamment),

  • permettre l'absorption des minéraux,

  • contrôler le système immunitaire (70 % de ses cellules se situent dans l'intestin),

  • réguler l'humeur (l'intestin est directement relié au système nerveux central par le nerf vague).

La clé de voûte de la (bonne) santé

Vous allez découvrir en lisant ce numéro d'Alternatif Bien-Être que les microbiotes les plus riches et les plus stables s'observent chez ceux qui consomment une grande diversité d'aliments riches en fibres [2].

Mieux, vous allez voir que cette diversité de la population des bactéries semble être la clé de voûte de la santé.

Plus le microbiote est pauvre, plus les risques de souffrir d'obésité et des complications qui y sont liées (diabète, inflammation chronique, etc.) sont élevés [3].

De plus, un déséquilibre des différents types de bactéries augmente la perméabilité intestinale, transformant l'organe en passoire, un processus impliqué dans de nombreuses autres maladies : maladies inflammatoires de l'intestin [4], allergies et eczéma [5], diabète de type 1 [6], polyarthrite rhumatoïde [7], schizophrénie [8], etc.

Le maintien d'une bonne santé intestinale passe avant tout par une alimentation riche en fibres solubles (le détail est bien sûr dans ce dossier).

Mais en cas de trouble digestif, cette stratégie n'est pas suffisante. Il faut alors :

  • Prendre un complément alimentaire de L-glutamine. 5 à 10 gr par jour, répartis dans la journée.

  • Prendre un complément alimentaire de fibres 100% solubles, les fructo-oligosaccharides (FOS) ou les galacto-oligosaccharides (GOS). Attention toutefois en cas d'intolérance aux FODMAP. Vous verrez alors qu'une autre fibre peut être utilisée (le psylum).

  • Prendre un complément alimentaire de probiotiques (bactéries vivantes) qui vont permettre de produire rapidement de bonnes quantités d'acides gras à chaîne courte.

L'article d'Alternatif Bien-Être vous permet également comprendre la différence entre probiotiques, prébiotiques et symbiotiques, et surtout de choisir le produit le plus adapté dans une liste de 11 compléments alimentaires de référence.

A lire aussi dans cette édition :

Obésité : faut-il accepter la chirurgie ?

En cas d'obésité (c'est-à-dire lorsque l'Indice de Masse Corporelle est supérieur à 30), les traitements traditionnels qui associent diététique et sport touchent leurs limites : la probabilité pour une personne obèse de retrouver son poids normal avec ces traitements n'est en effet que de 1 pour 1000 [9].

Voilà pourquoi de nombreux obèses se tournent vers la chirurgie de l'obésité, appelée chirurgie « bariatrique » (pose d'un anneau gastrique, sleeve gastrectomie, by-pass, etc.), avec il est vrai des résultats impressionnants, et le retour à une vie plus active, en particulier sur les plans social, affectif et sexuel.

Mais il y a aussi des risques très importants.

D'abord, vous allez voir qu'il faut choisir la bonne chirurgie. Tous les détails sont dans le dossier d'Alternatif Bien-Être, mais pour simplifier, on peut dire que plus une chirurgie est complexe, plus elle est efficace : l'anneau gastrique ne fait perdre en moyenne « que » 20 kilos pendant les deux premières années. Pour le by-pass la perte de poids se situe plutôt de l'ordre de 45 à 50 kilos en moyenne.

Surtout, le traumatisme lié à ces opérations chirurgicales peut être très lourd. Dans une étude sur 8000 patients ayant subi la pose d'un anneau gastrique, le risque d'automutilation a été multiplié par 10 et celui de suicide par 4.

Voilà pourquoi la chirurgie doit être envisagée avec une grande prudence, et surtout dans une perspective de suivi, aussi bien diététique que psychologique. Avec, vous le verrez, une suggestion assez radicale à la fin de ce dossier.

Egalement dans ce numéro de février d'Alternatif Bien-Être :

  • Douleurs chroniques: deux séries de mouvements de gainage pour stabiliser ses articulations. Si vous débutez, inutile de maintenir de longues minutes d'exercice. Faites plutôt des courtes sessions, mais régulières (de 10 à 30 secondes) en vous inspirant des photos de l'article.
  • Gemmothéraphie : les bourgeons peuvent-ils vraiment soigner ? Les extraits de bourgeon envahissent les rayons des compléments alimentaires, mais que faut-il en penser ? Surtout : quelles sont les pathologies concernées ? Des réponses très intéressantes, en associant certains bourgeons, si vous souffrez d'eczéma, d'anxiété ou d'allergies.
  • Instant de la Mort. En lisant l'étonnant témoignage d'un médecin en soins palliatifs, vous découvrirez que l'instant précis de la mort n'est peut-être pas lié au hasard. Et vous verrez qu'il existe 6 étapes (et non pas 4, comme on le croit souvent) pour clôturer un deuil. Chacune se prépare, parfois longtemps avant la mort.
  • Constipation, digestion difficile : deux redoutables tisanes à base de boldo. Attention à bien respecter les nuances de chacune, en particulier le temps d'infusion (voir notre recette précise). 
  • Vivre en bonne santé… après 110 ans. L'américaine Susannah Mushatt Jones et l'Italienne Emma Morano partagent des caractéristiques très spéciales : elles sont toutes les deux les doyennes de l'humanité, toutes les deux âgées de 116 ans, et expliquent leur longévité pour la même raison : avoir mangé des œufs chaque matin de leur vie. Mais vous allez voir que chacune a son petit secret de préparation.
  • Enquête mystérieuse à Nice. Au cœur de la faculté de médecine de l'Université de Nice, un petit groupe de médecins s'intéresse de près aux médecines douces. Ils ont créé un « observatoire des médecines non conventionnelles », et ils ont fait d'intrigantes découvertes…
Et aussi dans ce numéro :

  • Le traitement de la maladie de Basedow,

  • Calculs rénaux : attention à la supplémentation en calcium,  

  • Le cumin noir améliore la fertilité des hommes,

  • Hypothyroïdie et goitre : manquez-vous de vitamine A ? (et les cinq signes pour s'en rendre compte),

  • La gymnéma contre la dépendance au sucre,

  • Insomnie : technique inspirée des peuples de Namibie et de Bolivie pour s'endormir à heure fixe.

C'est le 7 janvier que ce numéro d'Alternatif Bien-Être sera mis sous presse. Rendez-vous avant le mercredi 6 janvier minuit sur le lien d'abonnement sécurisé ci-dessous pour vous inscrire et le recevoir par la poste.

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Jean-Marc Dupuis

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Sources :

[1] Gøtzsche PC1, Nielsen M.,Screening for breast cancer with mammography, Cochrane Database Syst Rev. 2011 Jan 19;(1):CD001877.

[2] Julien Tap, Jean-Pierre Furet, Martine Bensaada, Catherine Philippe, Hubert Roth, Sylvie Rabot, Omar Lakhdari, Vincent Lombard, Bernard Henrissat, Gérard Corthier, Eric Fontaine, Joël Doré et Marion Leclerc - Gut microbiota richness promotes its stability upon increased dietary fibre intake in healthy adults - Environmental Microbiology, en ligne le 3 septembre 2015. DOI: 10.1111/1462-2920.13006 

[3] Emmanuelle Le Chatelier et a.- Richness of human gut microbiome correlates with metabolic markers - Natur 500, 541–546 (29 August 2013) doi:10.1038/nature12506

[4] Frank DN, St Amand AL, Feldman RA, Boedeker EC, Harpaz N, Pace NR. Molecular-phylogenetic characterization of microbial community imbalances in shuman inflammatory bowel diseases. Proc Natl Acad Sci U S A. 2007 Aug 21;104(34):13780-5. Epub 2007 Aug 15.

[5] Noverr MC, Huffnagle GB. The 'microflora hypothesis' of allergic diseases. Clin Exp Allergy. 2005 Dec;35(12):1511-20.

[6] Vaarala O - Human intestinal microbiota and type 1 diabetes. Curr Diab Rep. 2013 Oct;13(5):601-7. doi: 10.1007/s11892-013-0409-5.

[7] Jose U. Scher and Steven B. Abramson - The microbiome and rheumatoid arthritis - Nat Rev Rheumatol. 2011 Aug 23; 7(10): 569–578.

[8] Drexhage RC, Weigelt K, van Beveren N, Cohen D, Versnel MA, Nolen WA, Drexhage HA. Immune and neuroimmune alterations in mood disorders and schizophrenia. Int Rev Neurobiol. 2011;101:169-201. doi: 10.1016/B978-0-12-387718-5.00007-9.

[9] Fildes A, Charlton J, Rudisill C, Littlejohns P, Prevost AT, Gulliford MC. Probability of an Obese Person Attaining Normal Body Weight: Cohort Study Using Electronic Health Records. Am J Public Health. 2015 Sep;105(9):e54-9.

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